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Art / PatrimoineInterview

La start-up Real Catcher crée des musées virtuels

Real Catcher, start-up créée en 2020 et qui crée des musées virtuels

Les musées virtuels ont la côte suite à la crise sanitaire et à la fermeture des établissements culturels.

Crédits photos : Real Catcher

Créée en 2020, Real Catcher est une start-up spécialisée dans la numérisation 3D et la conception de modèle 3D. Elle s’est notamment illustré dans la création d’environnements 3D pour générer des musées 100% virtuels, pour faire face à la crise sanitaire. Rencontre avec le fondateur, Sébastien Salaun.

En premier lieu, pourriez-vous présenter votre société ?

Real Catcher a été créé il y a moins d’un an. Nous sommes donc une jeune « start-up » mais avec de solides atouts : expérience d’une dizaine d’années dans les environnements 3D, outils de pointe et, bien sûr, une motivation très forte pour servir de nouveaux clients et accroître notre expertise.

Nous sommes devenus ces dernières années des spécialistes en numérisation 3D, et nous concevons aujourd’hui des environnements virtuels dans lesquels nous intégrons tout type d’éléments : petites ou grandes pièces mécaniques, automobiles, sculptures et autres œuvres d’art, biens immobiliers, grandes structures industrielles, etc.

Nous nous appuyons sur notre savoir faire ainsi que sur des outils de dernière génération (appareil photo, scan 3D laser, drone, casques de réalité virtuelle, imprimantes 3D, ateliers de reproduction).

Quelles sont les solutions innovantes sur lesquelles vous travaillez ?

Tout d’abord la « mise en conformité » des modèles 3D. Quand d’autres professionnels s’arrêtent aux modèles 3D très lourds issus de la numérisation, nous, nous allons plus loin afin qu’ils puissent être exploités dans des moteurs 3D temps réel. Cette démarche consiste à réduire le nombre de polygones du modèle, et donc réduire son poids, tout en conservant un niveau de détails très élevé pour un rendu réaliste. Cette innovation assure une qualité de rendu 3D exceptionnelle, que ce soit sur PC, smartphone, tablette, navigateur web… On peut détailler l’œuvre avec un très haut niveau de détails et un réalisme bluffant. Il est désormais possible d’utiliser ces modèles 3D issus de scan dans des environnements virtuels.

On comprendra aisément l’intérêt que représentent les visites virtuelles pour les musées : pour le public, absent depuis 1 an, c’est une nouvelle chance de visiter les musées. Mais aussi pour les personnes à mobilité réduite qui pourront visiter librement des musées. Prenons un exemple concret : nous pouvons, sur le site web d’un musée, intégrer des visites virtuelles (le musée) : le visiteur pourra ainsi déambuler dans différentes salles du musée, s’approcher des œuvres, les voir sous tous les angles, et découvrir l’histoire de chacune d’elles en cliquant sur des panneaux d’informations, qu’il s’agisse de texte, d’illustrations, de musiques ou vidéos.

Est-ce compliqué de créer un musée virtuel ?

Oui, il faut disposer de solides compétences. C’est un métier qui demande de connaître beaucoup de domaines techniques mais aussi artistiques. De la numérisation, jusqu’à la conception d’environnements virtuels, il faut maîtriser beaucoup d’étapes techniques pour y arriver ainsi que pas mal de logiciels qui ont chacun leur utilité indispensable. Nous travaillons avec le moteur 3D Unreal Engine. Le moteur 3D le plus puissant actuellement. Plus communément utilisé pour le développement de jeux vidéos, on l’utilise aujourd’hui aussi dans le cinéma et les événements télévisés.

Où peut-on visualiser ce que vous faites ?

C’est simple, il suffit d’aller sur notre site Real Catcher, dans la rubrique Environnements Virtuels. Vous pourrez visualiser et télécharger notre musée virtuel. Une version PC est disponible, qui se joue avec une souris et les flèches du clavier, mais aussi une version VR, avec un casque de réalité virtuelle et des manettes. On est alors immergé dans le musée et on peut interagir avec les œuvres, les manipuler, les voir bouger, etc. Si vous ne disposez pas d’ordinateur adapté ou d’équipement de réalité virtuelle, vous pouvez quand même visualiser et manipuler les modèles 3D via un simple navigateur web.

Comment en êtes-vous venus à vous intéresser aux musées virtuels ?

Personnellement je viens du monde de la numérisation 3D, et compte tenu de toutes les exigences de distanciation sociale depuis plus d’un an, le virtuel et la 3D ont pris le pas et deviennent la nouvelle technologie à employer, notamment dans les musées qui ont tant d’oeuvres à montrer, et dont certaines sont déjà numérisées !

Le monde évolue, et les nouvelles technologies aussi. Nous voulons porter ces acteurs de la muséographie (mais pas que) dans cette nouvelle ère numérique. La culture doit rester accessible à tous, même si l’avenir se montre plutôt pessimiste, demain vous pourrez contempler encore beaucoup de choses, même en restant chez vous.

Comment faites-vous pour avoir une telle qualité de rendu des œuvres ?

Tout d’abord nous utilisons un scan 3D laser qui nous génère un modèle 3D très détaillé. Nous utilisons également la photogrammétrie, avec un appareil photo professionnel, ou par drone, ce qui nous permet d’avoir de belles textures (issues de photos). En associant les deux techniques nous pouvons récupérer tout un tas d’informations de surface. En optimisant le maillage des modèles 3D, et en exploitant ces informations, il nous est possible d’avoir un rendu très réaliste dit “PBR” (Physical Based Rendering).

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À propos de l'auteur

Content editor at Laval Virtual. Obsessed with adverbs and punctuation, synonyms and keywords are my daily guides. Hunter of innovative use cases about VR/AR and immersive techniques.
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